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Evil One – Militia of Death

Le 23 septembre 2010 posté par celtikwar

Line-up sur cet Album


  • Fred: chant
  • Speed: batterie
  • Freddy: guitare
  • Kriss: guitare
  • loustic: basse
  • Jeff Waters , guest guitar solo sur Militia of Death
  • Betov ADX, guest guitar solo sur Straight to Hell
  • Gerre (Tankard), lead vocals sur Militia of beer
  • Herman Frank (Accept), guest guitar solo sur Suicide Fanatics ainso que  Mixage et mastering de l'album.

Style:

Heavy Speed

Date de sortie:

Novembre 2010

Label:

Pervade Productions

Note du Soilchroniqueur ( Celtikwar): 8,5/10

Le métal français n’est pas mort, quoi que… Disons plutôt qu’on a d’excellents groupes de métal en France. On peut citer parmi les plus connus Lonewolf, Holy Cross, Evil One. La liste peut être très longue, pour nommer ces très bonnes formations françaises, redorant le blason de notre pays. Seul détail, elles jouent du très bon heavy métal certes, mais un heavy métal plutôt Allemand. C’est surement pour cela que leurs prestations sont bonnes.

Prenons comme exemple Evil One, groupe du Nord Ouest formé en 1997. Celui-ci est resté presque inconnu en France pendant près de six ans. Bien qu’il ait sorti plusieurs albums durant cette période, « The Evil One » en 1998, « Dark Flames » et « Below » qui, suivis de nombreux concerts dans la région parisienne leur ont permis de trouver enfin un contrat de production et de bénéficier d’une meilleure publicité.

C’est donc avec Deadsun Records qu’il publie en 2006 « Shades of life ». Tout était réuni pour la montée en puissance du groupe, malheureusement le destin n’a pas prit cette voix là. Un évènement des plus tragiques survient en 2007, Fab le bassiste du groupe décède. Evil One se remet alors en question : continuer, arrêter…

Ils décident en 2009 de continuer Evil One avec un nouvel album « Evil Never Dies » et une nouvelle maison Pervade. Celui-ci montrant un changement de voix complet, les précédents étaient plus mélodiques avec des parties de voix gutturales, alors qu’avec ce nouvel album le groupe décide de s’orienter plus vers un heavy-speed allemand.

Le très bon accueil fait aussi bien par le public que par la presse, remit le groupe en confiance, et lui fit comprendre qu’il avait bien pris la bonne décision. L’aventure continue toujours au bout de treize années avec « Mimitia Of Death ». Cela portera t’il chance au groupe?

On est directement dans le bain avec le titre éponyme, montrant clairement un heavy-speed aux influences allemandes. Des riffs plus que lourds et puissants, un rythme ultra rapide donné par un duo basse/batterie limite thrash par moment, des soli de guitare incisifs et déjantés ponctuant le tout. Cependant on ne s’arrête pas là, leurs titres sont travaillés et leurs morceaux découpés, nous offrant ainsi plusieurs changements de tempo au sein d’une même chanson : un passage rapide puis speed, puis un solo dévastateur, on revient au speed pour ensuite ralentir. Vous arrivez à suivre?
La présence de chœurs renforce aussi le côté agressif, ceux-ci répondant de façon guerrière au chanteur, on a l’impression d’entendre une troupe de commande répondre « Yes Sir » à son général.

Quelques petites surprises quand même sont au rendez-vous. Le groove de la basse à l’ouverture de « Evil Invasion » arriverait à faire se déhancher ma grand-mère, ça balance du tonnerre. On retrouve nos influences teutonnes avec le riff de « Straight To Hell  » ressemblant beaucoup à celui de Grave Digger sur « The Final War », il ne s’agit pas bien sur de copier/coller, nos musiciens montrent plutôt leurs influences, les deux chansons n’ont sinon rien à voire entre elles. Autre surprise avec l’introduction comique de « Fast As A Shark » reprise des allemands d’Accept, le groupe ne cherche pas le plagiat, le titre est entièrement remanié et travaillé à la sauce Evil One hormis le refrain, le rythme a changé, les riffs sont plus rapides, les solos moins incisifs et la voix n’a pas la même particularité.

Autre spécificité de ce « Militia of Death », le titre « InstruMetal », qui nous ouvre non pas une démonstration de solo époustouflant, mais une vrai partie rythmique, un titre entier sans le chant, on retrouve couplet, refrains et les soli. Il ne manque que le chant et tout y est. Malgré tout on n’a pas la sensation de manque, le titre reste direct, efficace et accroche bien, sans longueur.

Tout n’est pas orienté vers le speed dans cet album, petite coupure avec la ballade « Memories » toute douce et calme, break de l’album, réussie mais sans plus, n’apporte rien d’indispensable, si ce n’est de montrer qu’Evil One a plusieurs facettes et qu’ils sont capables de jouer plus lentement.

Vous ai-je parlé de leurs influences allemandes? On les retrouve aussi sur le dernier titre avec beaucoup d’humour, « Militia Of Beer ». C’est pour moi le meilleur titre de l’album, même riff que « Militia Of Death » mais chanté plus alcooliquement, Tankard n’aurait pas fait mieux. Plus puissant, rapide et méchant que le reste de l’album en d’autres termes plus thrash, avec une partie plus lente pour le clôturer. Très entraînante, elle doit faire des ravages en live.

Evil One a grandi cette année, et sa treizième année lui porte chance, ou est-ce le talent ? Car « Militia Of Death » est une vraie réussite, le groupe a mûri, ses titres sont plus travaillés, plus efficaces. Et ils ont réussis à axer l’album sur un seul et même style le heavy-speed, son prédécesseur était plus riche mais, je trouve, trop diversifié pour rentrer pleinement dedans. « Militia Of Death » est plus abouti, nos zicos ont trouvés leur voie.

myspacehttp://www.myspace.com/evilonefrance

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1 Commentaire sur “Evil One – Militia of Death”

  1. 1

    une reprise de Fast As A Shark ?? j’attends ça avec impatience.

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