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Dysfunctional – John Stone Lives

Le 25 octobre 2011 posté par METALPSYCHOKILLER

Line-up sur cet Album


Ben : basse/chant
Julien : chant/samples
Nico : guitares
Yoann : batterie
Chris : guitares

Style:

Death alternatif

Date de sortie:

Juin 2011

Label:

Auto Production

Note du Soilchroniqueur (MetalPsychoKiller) : 8 / 10

À l’exemple d’un Ocean Planet à la Gojira… La patience serait elle réellement “mer” de vertu ?

Car en préambule à ce « John Stone Lives », une chose est certaine : Rarement, votre vieux MetalPsychoKiller n’aura pris autant de temps avant de pondre sa chronique traitant du premier opus de nos hexagonaux Dysfunctional. Ces derniers malgré deux démos à leur crédit, – The Shape of Noise to Come en 2005 et quatre années plus tard Mute – Inquity-, et une genèse remontant déjà à 2004 étant pour moi d’illustres inconnus quoiqu’ayant œuvré brillamment aux Hellfests de 2009 et 2011. Découvrir la musicalité de ces nantais au travers d’un digipack soigné à l’artwork cover réussi fut, avouons le d’emblée, une mission périlleuse et acharnée. Quand un amateur de Heavy, fan de Power, passionné de speed, prog, pagan, black, sympho, death, black… Enfin tout ou presque ; mais irréductiblement hermétique à tous les core se retrouve avec un tel Scud à reviewer… Grands sont les risques pour le combo concerné de soit voir la dissection de son offrande bâclée, soit de la souffrir dépréciée…

Perso, je l’avoue donc sans vouloir être vulgaire, à la première audition de ce John Stone j’en ai viscéralement et véritablement Ch !!! Structures complexes, technicités élaborées, dissonances, ruptures de rythmes constantes, monolithismes emphatiques des assises basse/batterie éructant continuellement tels des orgues de Staline, trident du chant entre rageur Death et clair… Pfff, Killswith Engage est mon dernier bastion dans l’acceptation des « extrêmes » de ce qui me plait et a des lumières de la musicalité de nos frenchies déjantés. L’assimilation s’annonçait donc ardue, mais par conscience professionnelle, je me devais de m’accrocher et disséquer l’ogive qui ne se callant pas dans les forceps habituels stylistiques m’obligea à des recherches. Ben ouep, dans ma jeunesse, t’étais hardos zonard, funky bcbg, ou babacool folk, et puis voilà tout. Hors ne voilà t’il pas que Dysfunctional se trouverait à la croisée du Mathcore et du Djent ! Un kaléidoscope expérimental progressif entre hardcore technique et syncopé, deathcore, Metalcore et consortcore ! Quel toutim toutes ces étiquettes ou s’afficheraient des Fractals, Animal As Leaders et autres Aegaeon et Periphery. J’en resterai donc à des Hatebreed et Corrosion et rapprocherai les petits gars de l’Atlantique d’un Death alternatif progressif empreint d’expérimentation et de technique. Tout simplement !

Il n’empêche que ce premier album, -à télécharger gratos, lien en bas de page profitez-en !-, mixé et mastérisé par Remyboy (Gojira, Om Mani) va au fur et à mesure se dévoiler et laisser luire de son écrin des myriades de richesses. Pas un produit de consommation jetable, mais un putain d’album touffu, dru, incisif et tranchant ou les polyrythmies ne le rendent qu’au groove, les éparses quiétudes délétères au rendu sauvage des mosh pits, les breaks syncopés aux rafales frénétiques, les chants rageurs ou death aux réponses en chœurs clairs. Un hybride, une entité dégénérée souvent et régénérée parfois, qui ne vise qu’à mettre vos nerfs et résistances à l’épreuve. Tel un black dahlia noir et vénéneux, l’offrande s’étiolera lentement de mille pétales dénotant une profondeur et une profusion d’abondance de détails incroyables. L’impression de magma initial ressenti, dérivera ensuite vers le maelstrom calculé et maitrisé nous sciant dans nos dogmes et assurances. Du fusionnel perforant ressortira même une mélodicité au final bien présente !

Car après le « Fridge » mystique cybernétique d’entame, « Shape, Stuff and Whatnot » enfoncera d’emblée le clou avec son panel taillé pour la scène entre chant scandé, break et soli haut de gamme, retour au thème bien ficelé et incitation forcé au headbanging frénétique. Un hurlé déjanté suivant avec des lignes de basses ultra saillantes plus tard, « Can’t Fathom », et Dysfunctional plus que de nous interpeller nous aura déjà conquis ! « Wanda » blastera ses trippes avant un « Foresight » s’affichant à mon sens comme le titre phare d’une tracklist sans temps morts ni plus faibles : Intro en lead épileptique, voix grawlée, premier break avec en première ligne une tonitruante quatre cordes avant que les chants travaillés ne viennent s’entrelacer et nous pousser dans l’abysse… Sur le bord da laquelle nous trouverons finalement un répit quasi ambiant et atmo. Du grand art, tout simplement ! Nos nantais assèneront et assureront ainsi sur la durée, tout en nous martyrisant rageusement tels des « Discotte » et « Pristine bowl » ou en nous écrasant avec de corrosifs « Scuba ». L’alchimie séduit par son unicité d’une part, sa maitrise de l’autre, et cette impression que chaque détail a été calculé pour plus que nous surprendre ; nous sidérer !

Quand technicité et audace s’entrelacent dans une telle volupté de compositions, on ne peut qu’incliner du bonnet et capituler sans rémissions. Mention spéciale à un « Autumn » de saison qui paraissant structurellement moins élaboré n’en demeure néanmoins un sacré brulot ou les lignes vocales ont été ciselées avec tact et talent avant que Dysfunctional ne conclue avec un dantesque « Curves » s’évaporant en harmonies finales. Un coup de maitre pour un premier album, le fait est indéniable. Maintenant reste à savoir si nos fertiles créateurs trouveront un auditoire à leur mesure ; à savoir capable de prendre le temps de déchiffrer, assimiler et apprécier toute la subtilité et la richesse de leur musicalité. Tous les adeptes d’ « extrême » devraient aisément tomber dans la nasse sans difficultés de par certaines facettes de l’éventail déployé par Dysfunctional… Mais ces derniers méritent plus que de n’être suivis que par des coreux !

La patience est « Mère » d’agréments !

Site Officiel : http://dysfunctional.fr/
Myspace : http://www.myspace.com/dysfunctionalgroup

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