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Dødsferd – Diseased Remnants of a dying World

Le 26 mars 2019 posté par Willhelm von Graffenberg

Line-up sur cet Album


  • Neptunus - Basse
  • Wrath - Chant, Guitares
  • Setesh - Guitares

Guests :

  • Mike Karpathiou - Basse
  • George Dovolos - Batterie
  • Dimitrios Fanourgakis - Lyre

Style:

Black Metal

Date de sortie:

14 Décembre 2018

Label:

Transcending Obscurity Records

Note du SoilChroniqueur (Ström) : 7/10

Le Black Metal est à mon sens un des genres musicaux les plus individualistes, en atteste la quantité énorme de one-man-bands dans le style, le besoin de mentionner le caractère solitaire et presque onaniste de certaines créations provenant sans doute de l’attente de l’auditeur vis-à-vis de tout ce qui découle du rock et de ses trios et quatuors mythiques qui habitent notre mémoire. Néanmoins, certains groupes sont tellement liés à leur leader que leur coller l’étiquette de projet solo ne serait qu’une confirmation, malgré la présence de membres récurrents.
Dødsferd et son leader “Wrath” semblent ne pas échapper à cette règle. Ne connaissant pas le reste de leur discographie, j’ai néanmoins compris que les Grecs avaient régulièrement déstabilisé les fans et leurs attentes, passant d’un BM furieux à un art noir dépressif puis punkisant. Cet album ne déroge pas à cette habitude et ne manquera pas de surprendre… enfin, pour ceux qui ont des attentes ; personnellement, j’ai une vision un peu différente de cet album, ne partageant pas la même proximité avec le leader que ceux qui suivent son travail (et ses humeurs) depuis longtemps.

L’album se compose de cinq morceaux, tous assez longs, le plus court étant un morceau expérimental et déroutant, les hurlements du chanteur accompagnés de spoken words, d’une lyre et du tic tac d’une horloge, le tout pour conclure l’album. Mais peut-être aurais-je dû commencer avec le morceau qui ouvre le bal, « My Father, my Wrath » et qui est une sorte de ballade en voix claire qui m’évoque Primordial par certains aspects, une ressemblance que je ressens sur d’autres passages de l’album d’ailleurs.

Le morceau suivant est tout à fait agressif dans son esprit et dès ses premières notes, avec encore une fois des passages nettement plus calmes et mélodiques, voire mélancoliques. La piste suivante est le morceau central de l’album et en est aussi la pièce de résistance, ainsi que le morceau éponyme. Seize minutes suffisamment bien composées pour ne pas susciter l’ennui chez l’auditeur, un morceau qui progresse suffisamment pour être captivant. Il y a d’ailleurs sur ce morceau et sur le suivant, “Loyal to the Black Oath”, une inspiration plus heavy et qui donne un côté un peu plus épique à ces compositions, avec un beau solo. La production est impeccable, sans doute trop propre pour les puristes du genre, chaque musicien sonne juste sans en faire trop, et les vocaux sont puissants et aussi variés que possible selon les compos.

Cet album est donc pour moi d’une bonne qualité mais je suis convaincu que mon avis évoluera vers une opinion encore plus positive, qu’une meilleure connaissance de l’œuvre de Dødsferd me permettra de situer cet opus dans un processus de création qui me touchera beaucoup plus. Je pense que plusieurs écoutes et un certain état d’esprit sont requis pour apprécier pleinement cette qualité, que je perçois mais qui ne m’affecte pas comme d’autres œuvres du genre que je connais mieux et où je comprends mieux les motivations des artistes.

Tracklist :

1. My Father, my Wrath ! (8:41)
2. An Existence without Purpose (11:00)
3. Diseased Remnants of a dying World (16:18)
4. Loyal to the Black Oath (9:23)
5. Back to my Homeland… My last Breath (6:22)

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