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Der Weg einer Freiheit – Finisterre

Le 25 novembre 2017 posté par Willhelm von Graffenberg

Line-up sur cet Album


  • Nikita Kamprad : guitars, vocals
  • Tobias Schuler : drums
  • Sascha Rissling : guitars
  • Nico Ziska : bass

Style:

Black Metal

Date de sortie:

25 Aout 2017

Label:

Season of Mist

Note du SoilChroniqueur (Quantum) : 8/10

Mon premier et unique contact avec Der Weg einer Freiheit remonte à l’année 2014 où ils passaient en première partie d’Ensiferum et Frosttide. D’emblée, j’ai été surpris par la mélancolie qui se dégageait de leurs morceaux et qui tranchait ostensiblement avec le côté épique folk des autres groupes. On ne fera pas de débat sur les incohérences dans les affiches mais du coup, j’avais eu beaucoup de difficultés à pénétrer leur atmosphère puisque j’étais préparé à des ambiances plus « dansantes ». Du même coup, je suis resté pendant longtemps sans m’intéresser à ce groupe qui, pourtant, faisait le bonheur des organisateurs et devenait de plus en plus présent sur la scène européenne. Même l’achat de leur album Agonie ne m’avait pas attiré puisque je ne l’ai écouté que quelques mois après ! Difficile, pour moi y compris, de comprendre pourquoi la curiosité ne m’a pas piqué autant pour les allemands œuvrant dans un black que je qualifierais de « dépressif » et « brutal » à la fois.

Ainsi, l’album Finisterre (nom étrange !) me donna l’occasion d’enfin plonger dans leur monde hypnotique de noirceur et de torture… et de déterrer, au passage, l’album Agonie qui croupissait au fond de ma médiathèque au point de ne pas avoir une seule usure du temps et une seule égratignure… La honte ! D’ailleurs, petit détail : Der Weg einer Freiheit donne toujours des noms courts à ses albums, comme si le groupe préférait qu’on retienne leur nom plutôt que celui du groupe lui-même… Étonnant, non ?

Que dire, si ce n’est que la pochette est plutôt frappante ? On y devine les contours d’un vitrail, vraisemblablement reprenant les initiales du groupe, que l’on retrouve d’ailleurs en forme de symbole en haut à droite, le bas à gauche étant une torche rougeâtre. Le vœu de simplicité pour cet opus donc, mais pour une fois une simplicité qui fait mouche ! Le graphisme est vraiment sympa à regarder et contraste avec la pochette plus travaillée d’Agonie qui, pour le coup, est moins attrayante. Comme quoi, des fois, faire simple amène à de plus belles choses.

Pour les textes, il m’a fallu sortir mon vieux dictionnaire du collège puisque tout est en allemand. Et là, je dois dire que je suis littéralement sur le cul ! D’une, vous l’aurez deviné bien sûr, parce que je suis assis. Et de deux, parce que les paroles sont incroyablement bien écrites ! Je suis bluffé par le côté poétique qui ressort des textes : on y retrouve certes beaucoup de labeur au sens d’écriture comme de sujet desdits écrits, mais on ne peut pas renier qu’il y a un talent certain et une qualité donnée aux textes qui laissent pantois. Franchement, amis lecteurs, si dans votre jeunesse (actuelle comme ancienne) vous vous amusiez à traduire les textes de Rammstein (ou, pour les plus impies d’entre vous, de Tokio Hotel), prenez un bon dictionnaire, posez-vous avant de dormir et traduisez-moi ces magnifiques odes. Il y a presque du Hölderlin, c’est juste… magique.

Passons aux compositions. Cinq au total, ce qui nous conduit vers des morceaux longs, et c’est ce qui me fait tiquer un peu parce que prendre le parti de faire des chansons longues est une belle prise de risque. Espérons que je ne vais pas me lasser…
Non, tout compte fait. On ne s’en lasse pas, et c’est peut-être (je m’en rends compte maintenant) l’atout de ce groupe. Être capable de pondre des morceaux aussi longs sans tomber dans la redondance, c’est un bel exercice. J’apprécie tout particulièrement les morceaux qui commencent par des riffs envoutants, voir des samples, c’est une manière intéressante d’entrer en matière en douceur et cela ajoute une note de mélancolie supplémentaire aux compositions. Donc globalement, les morceaux sont bien structurés, avec un départ en douceur, des passages agressifs, d’autres plus posés. On peut même trouver un morceau, « Skepsis I », qui est sans chant et donne un très beau rendu.
Ceci dit, et c’est là tout le paradoxe, les morceaux se ressemblent quand-même beaucoup ; question variabilité des riffs on repassera. Et je ne parle pas de l’album Agonie qui semble être sorti du même moule que l’opus dûment chroniqué. Allons donc ! Encore un groupe qui tourne en rond au fil des albums ?…

Puis tout à coup, j’ai arrêté d’analyser cet album. Parce que j’ai compris quelque chose d’essentiel et qui sera l’objet de ma conclusion : Der Weg einer Freiheit fait partie de ces rares groupes qui insufflent directement dans leurs chansons le sentiment. Sans renier le travail qu’il y a derrière, les compositions me font penser à des primo jets de riffs… Vous savez ? Du genre que vous jouez chez vous lors d’un instant précis d’une journée ou d’une nuit et qui proviennent du plus profond de vos tripes, vous arrachant même des larmes ou des frissons d’extase quand vous composez. Et là où réside le talent de ce groupe, c’est la capacité, en un souffle, de donner des morceaux sincères, non pas dans la pensée élaboratrice mais dans l’Authenticité. C’est pour ça que j’ai stoppé l’analyse ici. Je vous laisse écouter, simplement. Et ressentir surtout, parce que c’est très très bien fait.

Tracklist :

1. Aufbruch (9:49)
2. Ein letzter Tanz (13:49)
3. Skepsis Part I (5:05)
4. Skepsis Part II (5:36)
5. Finisterre (11:13)

Site officiel : http://www.derwegeinerfreiheit.de
BandCamp : http://derwegeinerfreiheit.bandcamp.com/
SoundCloud : http://soundcloud.com/derwegeinerfreiheit
Facebook : http://www.facebook.com/derwegeinerfreiheit
Youtube : http://www.youtube.com/derwegeinerfreiheit

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