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Darkwater – Where Stories End

Le 14 décembre 2010 posté par METALPSYCHOKILLER

Line-up sur cet Album


Henrik Båth : Vocals/Guitars
Magnus Holmberg : Keyboards
Markus Sigfridsson : Guitars
Tobias Enbert : Drums
Simon Andersson : Bass

Style:

Metal Prog

Date de sortie:

Novembre 2010

Label:

Ulterium Records

Note du Soilchroniqueur (MetalPsychoKiller) : 8 / 10

Que d’harmonie dans ce Darkwater ! En 2000, le chanteur suédois Henrik Bath crée un combo dénommé Harmony. Officiant dans une veine Power Prog/Metal mélodique, le groupe de Boras fait son petit bonhomme de chemin bien traditionnel et accouche de deux opus. L’originel « Dream Awake » en 2003, et un très intéressant « Chapter II : Aftermath » en 2008. Ayant eu le loisir et le plaisir de chroniquer ce dernier, je ne peux pour les plus curieux d’entre vous, que vous conseiller de jeter un œil compulsif sur cette review d’une part. Et de l’autre surtout par la suite une oreille attentive sur un album valant son pesant de plaisirs auditifs. Concomitamment à cet Harmony regroupant cinq membres, Darkwater voit le jour en 2003 avec un line up similaire à l’exception du bassiste Andreas Olsson (Narnia, Stormwind, DivineFire,Rob Rock..) trop surbooké pour en être et laissant sa place à un certain ex de Pain Of Salvation, Simon Andersson. Dans l’enchevêtrement et l’interaction des musiciens suédois aux seins de pléthores de combos, Darkwater s’affichera donc à quatre vingt pour cent comme Harmony et pondra un divin « Calling The Earth To Witness » en 2007. Divin car affichant et affirmant de surprenants potentiels et talents d’écriture de compositions développées plutôt sidérants !

Inévitablement la musicalité assénée par « l’eau sombre » évoluera dans une dualité d’influences : Celle du combo fraternel utérin précité d’un coté ; et celle viscérale de la plus pure veine du Metal mélodique « Made In Sweden ». Vous expliciter ainsi que ce « Where Stories End » offre bon nombre de similitudes avec par exemple un « Nocturnal Rites » de Johnny Lindkvist,-pour n’en citer qu’un-, ne se voudra nullement péjoratif ni insultant. Même recette, même alchimie musicale, mêmes ingrédients utilisés, Darkwater ne tranchera nullement ici par une quelconque originalité ou expérimentation. Le sentier sillonné des guitares saillantes, des nappages et volutes de claviers délétères ou des lignes organiques plus omniprésentes, les ressacs d’intensité rehaussés par une assise rythmique plus que carrée…Le tout au service de mélodies accrocheuses et d’une prestation vocale sans faille et convaincante. Tout s’étalerait donc de manière alléchante et prometteuse…

En quatre releases, -deux plus deux, vous me suivez ?! les cinq suédois ont tout compris, tout saisi, et maitrisent dorénavant totalement leur affaire ; et ce jusque dans les faces et forces obscures du mercantilisme mondialiste. Ainsi au niveau production sonore, le travail effectué par les compères F Nordstrôm et H Udd (Hammerfall,Dimmu Borgir, In Flames…) s’avérera sur mesure, sans failles, et ciselé. Darkwater déroulera gentiment à l’image de ce professionnalisme incontestable une tracklist sans temps morts, mais dont les titres se sont curieusement raccourcis par rapport au précédent et originel « Calling The Earth ». Là ou ce dernier lâchait de surprenants brulots de près de treize minutes, tels des somptueux « Habit », « The Part one et two », ou encore « Tallest Tree », emplis d’originalités épiques et breaks saillants ; ce nouvel opus se contentera de plages plus convenues, moins développées et tout de suite saisissantes.

Le « Breathe » d’ouverture mielleux et accrocheur donnera d’ailleurs immédiatement le ton de cette nouvelle optique de compositions plus concises, immédiatement attractives et aimantant autant les néophytes que les impatients. Huit titres sur neuf s’avéreront ainsi « épurés » et confinés dans les six minutes, contrairement aux us et coutumes des scandinaves. Pourtant ce choix, -instauré de leur seule et propre volonté ?- pourra paraitre pour certains autant arbitraire que dommageable. A fortiori quand le véritable highlight de ce scud s’affirmera sans conteste avec un « Why I Bleed » de plus de huit minutes, seul héritier des traditions, et pur satellite d’un « All Eyes On Me » du précité « Calling The Earth ». Pour autant les titres défileront et remporteront l’adhésion sans coups férir par des mélodicités subtiles et des refrains marqués s’ancrant inexorablement en vous. Le Heavy/Prog distillé est raffiné, de qualité, et comblera incontestablement tous les adeptes du genre, c’est un fait indéniable. Il n’empêche que…

La maturité, le savoir faire, l’expérience, ont pris le dessus sur la fougue, l’inspiration, la création. Le « risque de la jeunesse » s’est estompé devant une conception plus calibrée, plus cartésienne et alésée. Fi de l’essai créatif, des surprises, originalités, qui sans être toujours totalement maitrisées parfaitement jusqu’à lors, apportaient cependant unicités et fraicheurs. A l’image de breaks devenus dérisoires, d’ambiances convenues et de sentiments de linéarité naissants, ou de matières épiques disparaissant, ce « Where Stories End » semble l’auto proclamer. Le temps ou nos suédois se lâchaient en tous sens en explorant et laissant libre cours à leurs méandres artistiques est révolu. Place à une musicalité plus canalisée, plus convenue, plus aguicheuse et clientéliste. Cet album va séduire et faire un tabac sans contestations possibles tant il est empreint de multiples effets séducteurs et porteur sur un marché demandeur. Personnellement, je regretterai la perte de l’unicité musicale proposée jusqu’ici par DarkWater, quand bien même celle-ci souffrait de quelques manquements ou faiblesses. Artisanal ou industriel, choisissez votre Harmonie !

Myspace : http://www.myspace.com/darkwaterofficial

Site Officiel : http://www.darkwater.se/

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