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Dark Tranquillity – Projector

Le 19 septembre 2010 posté par Fredo

Line-up sur cet Album


Mikael Stanne - Chant
Niklas Sundin - Guitare
Fredrik Johansson - Guitare
Martin Henriksson - Basse
Martin Brändström - Claviers
Anders Jivarp - Batterie Johanna Andersson - Chant sur "UnDo Control"

Style:

Death Mélodique

Date de sortie:

21 Juin 2009

Label:

Century Media

Note du Soilchroniqueur (Fredo) : 10/10

Ça y est. Ils sont tombés sur la tête chez Soil. C’est la rentrée des classes, et tous nos « concurrents » (et néanmoins amis) se jettent sur les dernières nouveautés, et eux, ils replongent dans les archives. Ça a commencé par Vani et son Nightwish de 2007, puis par Wën et son Arch Enemy. Bon, OK, pour la miss c’est un peu différent, il s’agissait de vous présenter, lecteurs avides, une de nos nouvelles plumes… mais quand même, voilà que le Fredo s’y met, et nous balance une chro d’un CD datant de plus de dix ans. Mais qui reste d’actualité, si vous jetez un œil sur notre agenda, vous verrez que la Tranquillité Sombre s’apprête à nous rendre visite cet automne. L’occasion est donc donnée pour nous repencher sur ce « Projector ».

Remettons le disque dans son contexte. A l’époque, Dark Tranquillity faisait partie  de ce qu’on a depuis appelé le Death de Göteborg, au même titre que des In Flames ou At The Gates. Avec leur petite touche perso, mêlant mélodies et poésie des textes à l’agression sonore typique du style, ils ont éclaté après un album assez confidentiel sorti chez les voisins finlandais de Spinefarm, et surtout avec 2 chefs d’œuvre chez nos nordistes d’OsmoseThe Gallery » et « The Mind’s I »). Le groupe prenant alors de l’importance, ils signèrent alors chez les géants de Century Media, annonçant alors quelques changements significatifs de leur art, ce qui ne manqua pas de faire crier au scandale la vielle garde de leurs fans, sentant leurs idoles prêtes à tout sacrifier sur l’autel du saint dollar. Et pourtant … le disque a connu une longue gestation de 3 ans et le moins qu’on puisse dire, c’est que le résultat fut à la hauteur des espoirs placés dans cette attente.

Après une intro très calme, quelques notes de piano, « FreeCard » démarre, et d’entrée de jeu le son énorme nous saute à la gueule. L’album a été sonorisé au studio Fredman, le groupe a vraiment fait des merveilles avec le maitre des lieux, Fredrik Nordström. Un son de grattes grave, épais, aussi profond que le grognement de Mikael Stanne, si bien qu’aux premiers accords, on se demande où est cette fameuse révolution que tout le monde attend… celle ci prend forme avec l’apparition de voix claires, une première pour le groupe, mais qui prennent tellement bien place dans la compo, qu’on ne peut que tomber sous le charme de celles ci. Et on continue avec le « ThereIn », titre ténébreux qui hante toujours de nos jours la set list du groupe et qui avait fait à l’époque l’objet d’un clip très urbain. Et encore cette voix claire, lancinante, plaintive, qui éclaire le titre en rendant les grognements encore plus lugubres et pesants. Et la farandole vocale continue, avec le très beau « Undo Control », où la part belle est faite aux vocalises féminines, auxquelles répondent des lignes de chant claires et gutturales. Chant guttural qui disparaît complètement sur « Auctioned », chanson douce sur fond de guitare au son clair et de notes de piano, instrument très peu usité jusque là, et qui donne une autre couleur au son des suédois, et qui ne disparait que quand la six cordes amplifiée reprend ses droits.

Mis à part la 6eme piste, le furieux « The Sun Fired Blanks », titre tout axé sur les guitares, tour à tour puissantes puis volatiles, auquel il ne manque plus que les blasts qui rappelle le Dark Tranquillity d’ « avant », ce génial mélange d’ingrédients est utilisé jusqu’à la fin du disque. Je vais donc arrêter ici ce qui pourrait devenir un fastidieux « track by track »

Car ce qui est intéressant en se replongeant dans des disques âgés comme celui-ci, c’est de voir avec le recul comment ont évolué les groupes, surtout quand ceux-ci ont une actualité brulante. Il est indéniable qu’avec « Projector », les membres de Dark Tranquillity ont exploré de nouveaux sentiers, et se sont ouverts à un univers musical d’un niveau au dessus de celui dans lequel ils baignaient jusque là. L’excellence sur cet album n’est pas loin, et la popularité du combo est grimpée en flèche après celui-ci. Et même si après cette réalisation, des aspects de cet album comme le chant clair ont été un peu mis de coté, au profit de l’introduction à plein temps du clavier, par exemple, on ne peut que se réjouir de cette orientation. Leurs derniers efforts sont certes un peu moins convaincants, mais à la différence de certains groupes de cette scène qui se sont fourvoyés complètement en sonnant de plus en plus propres et gentillets, ce qu’on entend de Dark Tranquillity de nos jours découle en grande partie de cet album. Il n’empêche qu’à notre époque où depuis quelques années on use et on abuse du mot « culte » pour qualifier la moindre œuvre, peut être que dans ce cas le terme ne serait pas galvaudé.

Site officiel : http://www.darktranquillity.com/

Page Myspace : http://www.myspace.com/dtofficial

Tournée Française 2010 :

Paris

Montpellier

Lyon

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1 Commentaire sur “Dark Tranquillity – Projector”

  1. 1

    Peu d’album dans le genre peuvent se vanter d’avoir une meilleure entrée en la matière que ces 4 premiers titres … sans compter ‘The sun fired blanks’ qui vient arracher la tête des survivants !

    Dark Tranquillity ne fait plus du death-mélodique mais du death-mélancolique avec ce « Projector » qui clot la première partie de carrière du groupe avant les changements de line-up et de style du controversé et électroïde « Haven » (mon préféré).

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