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Dark Forest – Land of the Evening Star

Le 26 février 2013 posté par Metalfreak

Line-up sur cet Album


David Parks - Tous instruments, Programmations, Chant

Style:

Viking / Black metal épique

Date de sortie:

Mars 2012

Label:

Bleak Art Records

Note du Soilchroniqueur (MetalFreak) : 9/10

 

Dark Forest, à ne pas confondre avec le groupe de heavy metal britannique responsable des albums « Dark forest » et « Dawn of infinity », ou avec d’autres formations sud américaines ou grecque (soit six groupes au total du même nom) et ce one-man band que David Parks, canadien de son état de 25 ans, a fondé en 2003 et sortant déjà tout seul comme un grand son deuxième album après un « Aurora borealis » en 2006.
C’est tout seul dans son home studio que le gaillard nous sort cette œuvre d’une grande beauté qu’est ce « Land of the evening star » qui, s’il n’est pas l’album le plus original de l’année, a le mérite d’être grandiose à souhait.
Grandement influencé par Windir ou Moonsorrow, Dark Forest explore la mythologie viking d’un côté de l’Atlantique, lorsqu’ils ont envahi le Canada depuis l’Islande ou le Groenland, duquel on n’entend pas souvent parler dans les groupes de black metal.

Avec sa pochette griffonnée au crayon aux couleurs verdâtres et minimalistes, Dark Forest propose huit titres, pour la plupart longs, passionnants au possible grâce à de nombreux breaks, d’intro et d’interludes d’ambiances bien sentis afin de continuer à captiver l’auditeur tout au long des 45 minutes de l’album.

Après une sublime intro « Rediscovery of the new world », « Like towers they reach to the sky » déboule avec des riffs qui rappelleront les premiers Dissection, agrémentés de perceptibles instruments d’époque, grandissant l’effet épique et viking de l’ensemble. Tournant certes toujours autour du même thème, le morceau se veut malgré tout très riche avec des breaks et des changements de rythmes pas piqués des vers et un final digne de Summoning.
« Vesperia » s’enchaîne sur un riff à la rythmique rapide, qui ne laissera pas souffler l’auditeur, et répété pendant 45 bonnes secondes avant de se calmer et repartir de plus belle sur des vocaux haineux : le tout restant très mélodique sur une rythmique épileptique, on survole un bon compromis entre Windir, Kampfar et Moonsorrow.
En faisant son album tout seul, David Parks se fait plaisir en truffant son album de petits gimmicks illustrant l’ambiance dans laquelle il veut nous baigner en y arrivant extrêmement bien : pour preuve ce son de pas dans la neige introduisant l’épique « Vesperia » aux intonations proche d’un Immortal d’avant sa reformation, aux rebondissements intéressants explorant quelques facettes de pure beauté comme ce final ambiant de toute beauté à partir de la 7e minute, enchaînant avec « Hearth » avec un fond sonore de crépitement de feu de bois.
« Hearth », justement, se veut plus classique mais pas moins efficace : riffs limite thrash et morceau brutal à souhait : toujours ce petit break ambiant épique aux atmosphères d’une époque épique passée pour repartir dans des rythmiques endiablées.
« Northmen of the New World” et ses sept minutes dont deux d’une intro que n’aurait pas renié Lord Wind, Elffor ou Wardrunar veut atmosphérique les trois premières minutes et restera mid tempo un bon moment avant de décharger une furie dévastatrice dans les soixante dernières secondes : incontestablement un des moments phares de l’album.
L’instrumental « Árborg » sur fond sonore d’un drakkar naviguant sur la mer se veut un parfait interlude entre les deux pièces épiques de l’album, à savoir le précité « Northmen of the New World » et le final « Bjarne Herjúlfsson ca. 985CE » d’une intensité incroyable. Plus de sept minutes de furie pied au plancher pour un final magistral digne des meilleurs moments de Moonsorrow, avant un final sur fond sonore marin de toute beauté.

A lui tout seul, Parks arrive à montrer plus de maturité au niveau de la composition que bon nombre de groupes ou autre entités black metal : une œuvre ambitieuse, intelligente et qui sait allier tous les poncifs du black metal pour en redistribuer un album certes pas si original que ça mais d’une beauté intrinsèque indiscutable me réconciliant définitivement avec le black metal.

Une véritable invitation au voyage dans le temps et dans des contrées rarement racontées dans un album de black metal : du grand art !

 

Facebook : http://www.facebook.com/darkforestcan
Site officiel : http://www.darkforest.ca/
Myspace : http://www.myspace.com/darkforestcan

 

  • 1. Rediscovery of the New World (instrumental)
  • 2. Like Towers They Reach To The Sky
  • 3. Vesperia
  • 4. A Few Acres of Snow
  • 5. Hearth
  • 6. Northmen of the New World
  • 7. Árborg (instrumental)
  • 8. Bjarne Herjúlfsson ca. 985CE
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