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Charon’s Awakening – Charon’s Awakening

Le 27 février 2019 posté par Willhelm von Graffenberg

Line-up sur cet Album


• Fabien : Chant
• Flo : Guitare
• Ronan Le Dorlot : Guitares
• Simon : Basse
• Benoit : Batterie

Style:

Deathcore

Date de sortie:

23 Novembre 2018

Label:

Autoproduction/Vamacara Studio

Note du Soilchroniqueur (Willhelm von Graffenberg) : 7/10

« Martyr, c’est pourrir un peu » disait Coluche. Oui, je cite sans vergogne Michel Colucci, et sans penser que je cite Winston Churchill comme certains qui ont la citation facile. « L’art de la citation est l’art de ceux qui ne savent pas réfléchir par eux-mêmes » disait Voltaire ; Coluche lui-même avait la citation facile et le faisait dans le but de brocarder ou faire rire en détournant, pas en exposant une forme d’inculture crasse et démago comme celui que je taille sans citer – et qui ne se reconnaitra pas : il faudrait qu’il descende de son piédestal et mette le pied dans la culture du bas, tout en évitant, comme le disait si bien Ambrose Pierce dans son Dictionnaire du Diable (très bon bouquins tout plein d’ironie que je vous conseille de compulser) de faire « la répétition erronée d’une déclaration d’autrui » – car, comme le disait Desproges : « La culture, c’est comme un parachute : quand on n’en a pas, on s’écrase »… Bref, on va parler du premier album de Charon’s Awakening (après l’EP Above the Law de 2015, titre qu’on retrouve en deuxième place de la tracklist) et je trouvais que ça faisait bien de commencer par une citation autour du titre du premier morceau de celui-ci.

En référence à la citation (au sens général) : déjà, l’artwork version clip sur Yout’ évoque la page d’accueil d’un jeu 16 bits (Megadrive ou SNES, genre Castlevania old school) ; ensuite, on entre en terrain déjà (avec droit de) cité avec la fameuse intro symphonique – pas en 16 bits, elle. Quant aux riffs, on baigne dans un fleuve infernal dans lequel on a déjà fait quelques allers-retours, sans pour autant sonner aussi archaïque que la référence mythologique qui sert de patronyme au groupe.

Si la musique du groupe brille moins par son originalité que le miroir qui terrassa Méduse, celui-ci (le groupe) peut se targuer de maitriser la technique tels des Héphaïstos – qui, comme chacun le sait, fait de l’Hadès Metal – forgeant la foudre de Zeus. Ce que vous Prométhée, membres du groupe, n’est pas (encore) à la hauteur de l’Olympe que j’espérais, même si le feu est présent et offert aux hommes sous la forme de Furies lâchées (pour vous citer) grâce aux douze travaux effectués par votre ingé son qui maitrise également son outil qui vous rend Orphée plus que Morphée, mêlant les fils rythmiques et mélodiques des Parques.

Euterpe se satisfera de cette offrande, Clio pas forcément ; une goutte d’eau dans un océan deathcore déjà saturé de pollution, une larme de plus dans un Styx de fureur technique qui ne fera pas forcément chavirer Charon mais, au moins, le sortira de sa torpeur : à vous, auditeurs/lecteurs, de lui fournir l’obole des quelques pièces pour sortir des Enfers.
Faites que les Muses vous inspirent davantage sur un prochain opus.

A écouter en matant Le choc des titans (la version de 1981 avec Laurence Olivier, bien sur) et en citant Homère dans le texte.

Tracklist :

1. Martyr (5:58)
2. Above the Law (3:56)
3. Breaking the Seal (3:40)
4. Hatred inside (3:29)
5. I smash your face (like this) (4:35)
6. Unleash the Fury (4:10)
7. Decimhate (3:47)
8. Cult (4:48)
9. Die in Shame (5:19)

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