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Candy Flesh – Psychotic Tales

Le 24 octobre 2011 posté par Lusaimoi

Line-up sur cet Album


Clara Dalle : chant
Stéphane Dalle : guitare
GouL : basse
Laurent Leonard : batterie

Style:

Rock/Stoner

Date de sortie:

Septembre 2011

Label:

Non signé

Note du SoilChroniqueur (Lusaimoi) : 8,5/10

Depuis un petit moment, j’avais envie de Stoner. Je ne sais pas vraiment pourquoi, mais je voulais écouter du Stoner. Non pas que je me désintéresse de la musique extrême. Pourquoi une femme enceinte a-t-elle envie d’une pizza fraise-anchois ? Travail des hormones. Et bien appelez ça comme vous voulez, mais il y avait une substance chimique dans mon cerveau qui me donnait envie d’écouter du Stoner. Et pis c’est tout ! Et comme je suis un gars plutôt chanceux (cf. ma chronique de Road Salt One), c’est à ce moment là que les Parisiens de Candy Flesh nous ont fait parvenir une demande de chronique.

Candy Flesh existe depuis maintenant cinq années. Après avoir enregistré deux EP qui ont pas mal fait parler d’eux et après des tonnes de concerts impressionnants, voilà qui arrive leur premier album « Psychotic Tales ».
Candy Flesh aime les paradoxes, déjà dans leur nom « Candy » laisse deviner une nature sucrée, acidulée ; « Flesh » fait plutôt penser à un truc de carnivore, salé, voire cru, que l’on déchire à coups de dents. « Tales » renvoie aux contes de notre enfance, souvent édulcorés pour ne pas heurter notre sensibilité ; « Psychotic », bah, tout est dans le nom quoi ! Et puis, le groupe, bien que Français, nous gratifie d’un pur Rock US chanté en anglais la plupart du temps, influencé par le Stoner et les grands noms du Grunge (non, pas Nirvana, eux, c’est Soundgarden qu’ils citent).

Le jeu de guitare de Stéphane Dalle est à la fois hypnotique, flegmatique (« Taste Like Honey », « Killer in You ») et dissonant (les couplets et le break de « Funny Holly », le solo de « Babydoll »), la basse de GouL est ronronne comme un félin. A l’écoute, on imagine d’ailleurs très bien le groupe jouer en concert, clope au bec, complètement décontractés, sans aucune appréhension, faire ce qu’ils aiment sans se préoccuper du reste. Mais, bien sûr, comme tout bon vieux Rock qui se respecte, ils savent aussi se montrer rageurs, explosant dans des refrains… explosifs, et accrocheurs au possible (mention spéciale au génial « Desire ») ! Fait dans la plus pure tradition Rock, l’album, mixé par Peter Deimel (The Kills entre autres), dispose d’une production, à l’image du digipack, très rétro. L’album commence par un larsen, des grésillements apparaissent quand la musique et le chant arrivent à saturation (« The Voice », « Jessica » et surtout « Desire »), certaines sensations d’écho se font sentir. Autant d’effets indésirés à l’époque et totalement voulus ici, conférant au groupe leur aspect seventies.

Et là, je vois très bien venir les vieux routards « Ouais, mais ça sert à quoi d’entendre un groupe refaire ce qui a été fait il y a quarante ans ? ». Bin c’est déjà un sacré brin d’air frais, à contre courant du Rock français qu’on voit pousser ces temps-ci comme de l’ambroisie. Varié, passant du Rock brut (« Dead Born ») à une musique plus groovy Babydoll » où la rythmique semble être faite de claquements de mains), ou plus sombre (« L’Aurore » au fantastique jeu de guitare), voire de la CountryBury »). Et puis il dispose, en son sein, d’un élément pas mal original dans ce style de musique, qui s’incarne en la charmante Clara. Sexy, sensuelle, rageuse, énergique, suave, voluptueuse, séduisante, enchanteresse, hargneuse, affriolante, délicate, éraillée, la belle nous gratifie de textes où (la découverte de) la sexualité est prédominante. Souvent poétiques, parfois durs, toujours subtils ils font partie intégrante de la personnalité du groupe. Et s’ils sont parfois chantés en français, judicieusement utilisé ici, je préfère néanmoins la langue d’Ozzy Osbourne, d’une part parce que pour du Rock US, ça parait plus logique, et d’autre part parce que le timbre, ou la manière de chanter, de la jeune femme est différent d’une langue à l’autre et ma préférence va à l’anglais.

Un premier album réussi pour un groupe qui a su attendre que l’expérience vienne avant de se lancer dans la grande aventure. Candy Flesh se révèle être un très bon combo de Rock/Metal, sacrément plus burné que nombre de groupes actuels, pourtant entièrement masculins.

MySpace : www.myspace.com/candyfleshband

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