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Black Crown Initiate – Selves we cannot forgive ...

Le 23 juillet 2016 posté par celtikwar

Line-up sur cet Album


  • James Dorton : Chant
  • • Wes Hauch : Guitare
  • • Andy Thomas : Guitare, Chant
  • • Nick Shaw : Basse
  • • Jesse Beahler : Batterie

Style:

Du Black Crown Initiate…

Date de sortie:

22 Juillet 2016

Label:

eOne Music/Longbranch Records
Note du Soilchroniqueur (Willhelm von Graffenberg) : 8/10

 

Autant on est habitués à trouver des couronnes blanches nous incitant à « rester calme » dans notre univers visuel quotidien, autant notre univers sonore n’est pas encore usager de couronnes noires, et seuls les plus téméraires souhaiteront s’y initier.

Black Crown Initiate fait parti de ces groupes hybrides, ce collectif métissé de sous genres metal qui le rend inclassable, à part en ajoutant un « progressive » derrière chaque intitulé. Du Black, du Death, du Thrash, de la Pop, du Rock, du Jazz-Rock, du Free Jazz… mais progressifs.

Originaires de Pennsylvanie, avec leur Selves we cannot forgive, deuxième LP du groupe, on a un bon exemple de « musique pure », une musique destinée à être écoutée sans broncher, en la fermant, respirant profondément et s’attendant au prochain assaut de bourrinage dans un ressac contemplatif de tendresse. Sans tomber forcément dans le stéréotype, la durée des pistes est souvent un bon indicateur : ici, la plus courte fait 4’26 et on tourne en moyenne sur les 6-7 minutes. Un groupe-à-non-headbang en somme – à part si vous êtes totalement arythmique (pas de bol, hein, on vous en veut pas) – qui propose un accès différent à leur univers musical via chacune des 8 pistes qui égrènent cet album. Et difficile de s’attendre à du convenu, vu que rien ne ressemble à rien… Ou alors, en cherchant bien, on trouve des parentés lointaines : Emperor pour « For Red Cloud » (l’ostinato de secondes mineures, les accords diminués et augmentés, certains passages vocaux, etc.), morceau composé sur la base d’écrits relatant la vie du sioux Red Cloud, du Messhugah et du Opeth assez souvent comme des résurgences, du Vaï/Satriani dans les soli… Le morceau le plus pacifique reste le titre éponyme, dans lequel seul un insert de growl vient transmuter par deux fois la méditation éthérée entrainée par la voix claire en un cri d’agonie. Bon, malgré le coté planant que j’évoque, vous imaginez bien que quand on s’appelle « Black Crown » et qu’on propose un artwork bien macabre, on ne va pas faire dans l’idyllique. Pour exemple, « Transmit to disconnect » qui enchaine le morceau phare de l’album fait dans leDeath technique et le blast. Chaque piste ressemble à une introspection tantôt désabusée, tantôt laconique, tantôt enragée, tantôt abandonnée au néant… C’est aussi pour ça que j’évoquais ci-dessus la notion de musique pure : on ne peut faire que s’entretenir avec son for intérieur en écoutant et se laisser abuser par ces sirènes – enfin, soli de guitares – qui vous emmènent loin dans vous-mêmes, plus qu’un gastro-entérologue ou même un proctologue ne pourra jamais aller.

https://soundcloud.com/eone-music/black … -red-cloud

Il faut dire que sorti du caractère musical, niveau textuel, on va chercher dans la philosophie de Nietzsche, la spiritualité bouddhique et hindouiste, bref la part de réflexion nécessaire à la sagesse, la paix – et pas le pet – intérieure et l’atteinte potentielle du nirvana.

Difficile de vous vendre cet album comme « accessible » tant il est hétérogène et complexe d’accès, peu de mélodie entrainantes, même si certains thèmes ressortent, dans « Transmit to disconnect » et dans « Matriarch » (probablement le plus confortable malgré sa technicité, principalement grâce à son caractère mélodique) ; on imagine bien le pourquoi dans l’écriture de ce morceau, le relationnel mère-enfant et ces vicissitudes. Mais cette hétérogénéité se fait dans une homogénéité latente, indicible, qui fait que même si on ne comprend pas grand-chose – et surtout pas où tout ça nous mène, à part sur la piste suivante – on se laisse prendre à écouter la suite, d’une oreille distraite ou curieuse.

A écouter en fond sonore chez son dentiste en relisant La philo pour les nuls, avant d’aller se faire poser une couronne.

 

 

Facebook: https://www.facebook.com/BlackCrownInitiate
Bandcamp: http://blackcrowninitiate.bandcamp.com/
Youtube: https://www.youtube.com/user/BlackCrownInitiate

Tracklist:
1. For Red Clouds (6:48)
2. Sorrowpsalm (6:30)
3. Again (5:39)
4. Belie the Machine (8:59)
5. Selves We Cannot Forgive (5:18)
6. Transmit to Disconnect (6:28)
7. Matriarch (7:21)
8. Vicious Lives (4:25)

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1 Commentaire sur “Black Crown Initiate – Selves we cannot forgive”

  1. pingback pingback:
    Posté: 21st Sep 2016 vers 15 h 40 min
    1
    Born Of Osiris + Veil Of Maya + Volumes + Black Crown Initiate à La Flèche d’Or (Paris) le 17/09/2016 | Soil Chronicles

    […] ce deuxième et excellent album « Selves we cannot forgive » (chroniqué par nos soins par ici : http://www.soilchronicles.fr/chroniques/black-crown-initiate-selves-we-cannot-forgive ), après un EP sorti en 2013 et un premier album en 2014. Voilà un groupe qui ne connait pas le […]

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