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Back Track Lane – In fine

Le 22 septembre 2017 posté par Willhelm von Graffenberg

Line-up sur cet Album


  • Raphael Gatti : Basse / chant lead
  • Adrien Crestey : lead guitare lead / backing vocals
  • Stefan Gatti (Stey Cats) : Guitare rythmique / backing vocals
  • Gui O'Crest : Batterie / backing vocals

Style:

Rock

Date de sortie:

22 Mai 2017

Label:

Autoproduction/Dooweet Agency

Note du SoilChroniqueur (SlyTale) : 8,5/10

Salut les copains (qui me serrent la main) et les copines (qui me font la bise, inutile de nier, je sais qu’il y en a qui ont pensé à autre chose). Comment ça va ? Bien ? Vous m’en voyez ravi !
Je m’en reviens vers vous tout auréolé d’une gloire nouvelle (en fait c’est pas vrai mais j’ai toujours voulu sortir cette phrase pour voir comment on se sentait après. Mais comme c’est pas vrai que je suis auréolé de quelque gloire que ce soit, je ne me sens pas plus euphorique que ça) pour vous parler d’un groupe Parisien, Back Track Lane et de son EP 6 titres, In fine.

Bon déjà, mettons nous d’accord sur le style. Ils se qualifient eux même de groupe de rock ; je dois vous dire que, à mon sens, c’est un qualificatif par défaut. Non, pour moi, ce n’est pas du rock. Y a des sonorités rock (voire stoner dans « Fifteen Minutes »), c’est indéniable, mais je vois plus leur musique comme une sorte de joyeuse pop-rock fraîche et sautillante, dans la lignée d’un Mika chantant « Grace Kelly », en plus couillu. Alors attention ! Je vous vois venir avec vos « Quoi ! Back Track Lane c’est du Mika en plus vitaminé ? Bah, laisse tomber, nous on est des true rockers-metalleux-hardos-roots-zikos-bouffeurs-de-viande-crue-buveurs-de-bière-qui-lèchent-leur-transpiration alors rien à fout’ de ce groupe qui sonne comme l’aut’merde » (phrase bien évidemment ponctuée d’un rot sonore et d’un rire gras de l’assemblée).

Voilà, les présentations sont faites. Effectivement, si vous ne vivez que pour faire des cunis à une femme qui vient d’enfanter un mort-né dans une cave sombre et humide à peine éclairée par des bougies noires qui donnent à la reproduction géante de l’album Tomb of the Mutilated de Cannibal Corpse un aspect que vous jugez majestueux, passez votre chemin (et allez consulter). Si vous faites partie de cette catégorie de gens qui considère qu’un groupe, à partir du moment où il est français est forcément mauvais, restez dans vos a priori, et continuez à vous masturber sur ce petit groupe slovène dont la terre entière se fout mais qui vous procure le plaisir indicible de vous sentir plus fort que tout le monde parce que vous êtes un « true guy » qui écoute ce que personne d’autre ne connaît. Par contre, si vous avez un tant soit peu d’ouverture d’esprit arrêtez vous sur ce disque. Même si vous êtes un hardos pur jus. Parce que c’est fou le nombre de bons trucs qu’on peut se mettre sous la dent dès lors qu’on se débarrasse de ses préjugés. Alors oui, Back Track Lane est un groupe « tranquille » comparé à ce que j’écoute habituellement, mais sincèrement, j’ai été fort agréablement surpris quand ont résonné en moi les premières notes de cet EP.

D’abord parce que le son est parfait. Voilà, c’est dit : c’est chaleureux, propre, efficace, super bien mixé et masterisé ; quel que soit l’instrument, il ressort parfaitement. Il faut quand même souligner que nos Parisiens ont soigné leur bébé en allant enregistrer au Midi Live Studio avec Etienne Clauzel. Alors si le Midi Live ne vous parle pas, sachez simplement qu’avant de s’appeler comme ça, il s’appelait le studio Vogue, qu’il y a vu défiler des petits noms de la musique française genre Johnny Hallyday, Jacques Dutronc ou autres Françoise Hardy, et que depuis qu’il a changé de nom, il a vu passer des Renan Luce ou Catherine Ringer (Rita Mitsouko) entre autres. Certes, on peut ne pas aimer, mais on ne peut nier que ce sont des artistes qui ont fait leurs preuves et que quand t’es un chanteur établi, tu vas pas enregistrer n’importe où. Ajoutons que le mix a été réalisé chez Trillium Sound (Canada) qui a travaillé avec bon nombre d’artistes dont Félix Gray, Roch Voisine ou Srod Almenara (pour les metalleux qui se sont égarés sur cette chronique, allez donc voir ce que Srod vaut à la gratte, ça vaut le détour, fin de l’aparté).

Ensuite parce que les musiciens ne sont pas mauvais du tout. Certes, vous ne serez pas transportés par des envolées techniques monstrueuses (quoique Raphaël, au chant, il est TRES bon), parce que c’est pas le genre de la maison, mais Back Track Lane mise sur le groove, et à ce niveau là, rien à redire. C’est frais, c’est joyeux, ça donne pas envie de secouer la tignasse dans tous les sens mais si l’effet escompté est de vous faire taper du pied et des mains, ils mènent leur mission à bien avec une facilité déconcertante… Sur les quatre premiers morceaux. Parce que malheureusement, « Stray » et « After the Rain », sans être de mauvaises chansons, sont un ton ou deux en dessous de « Fifteen Minutes », « Underground », « Perfection Motion » et « Breaking the Rules ». En d’autres termes, si je devais noter individuellement « Stray » et « After the Rain », je leur donnerai allègrement un 7/10, mais les quatre premiers titres sont tellement bons qu’ils paraissent un peu fades, un peu comme quand il fait 25° degrés dehors, ce qui est une température plus qu’honorable, mais que vous sortez du garage de 20 m² que vous avez transformé en salle de répète où vous avez joué à six pendant quatre heures, faisant monter la température à plus de 45° (avec un taux d’humidité de 200%). Ben le 25° de l’extérieur vous semble froid (expérience vécue).

Détaillons un peu si vous le voulez bien : Back Track Lane nous accueille avec un « Fifteen Minutes » d’excellente facture. Une intro qui ronfle à mort, une voix suave qui prend quelques secondes pour se chauffer avant d’envoyer les watts, un refrain à la limite du stoner qui se termine en apothéose avec l’arrivé d’un orgue du plus bel effet. Là, vous êtes scotchés à votre fauteuil mais ils ont décidé de ne pas vous laisser vous reposer et vous envoient un break qui doit monstrueusement bien passer en live. Bref, une chanson d’intro particulièrement réussie.
Puis « Underground » arrive. Plus calme, plus atmosphérique, le refrain pourrait super bien passer pour une pub pour une voiture. Enfin, je dis ça, c’est l’effet que ça procure. Je serais d’ailleurs bien en peine de vous expliquer pourquoi. Peut-être que c’est parce que cette chanson dégage un sentiment de liberté pure, les cheveux au vent, comme dans un cabriolet qui roule sur une grande route au milieu de grands espaces. Deuxième chanson, deuxième réussite. Bravo !
Vient ensuite « Perfect Motion » qui nous propose un rythme plus posé, limite intimiste sur l’intro avant de revenir à un côté plus joyeux et bondissant. Par contre, je vous le dis, le refrain est juste superbe. Raphaël nous régale de sa voix claire et aigüe. Et ce qu’il y a de très bien avec ce titre c’est qu’il a beaucoup de profondeur, on passe du joyeux au plus lourd, on revient au trépidant avec une fluidité fort appréciable, avec en arrière fond une guitare aux effets biscornus super drôle qui vous claque un smiley sur le visage que vous ne pouvez maîtriser. Troisième titre, troisième réussite. J’adore.
« Breaking the Rules » qui vient ensuite n’a rien à voir de près ou de loin avec un « Breaking the Law » de Judas Priest. Le gimmick entêtant de la guitare sur l’intro nous fait penser à un morceau vraiment pop moderne mais le couplet pourrait presque s’apparenter à du Metal si les distos étaient plus épaisses. Un mélange intéressant, d’autant que le refrain est dans la lignée de l’intro. On passe donc d’un style à l’autre sans aucun souci. Là encore, c’est super fluide et, là encore, on se dit qu’en live, ça doit passer crème (merci à Reno, mon bassiste pour cette expression ^^). Quatrième morceau, quatrième réussite. Je jubile.
Et on en arrive aux deux morceaux qui me semblent moins bons (tout est relatif, je vous l’ai dit, je leur mettrais un 7/10, si mes gosses rentrent de l’école avec une moyenne de 7/10 je serais heureux). « Stray » : je ne retrouve pas cette petite dose de folie qui me plaisait tant dans les quatre premiers titres. Le couplet n’est pas mauvais, le refrain est même bon, tout le monde est bien en place, le break qui casse un peu le rythme est bien amené, la remontée en puissance est fluide mais… ça marche moins bien. C’est hyper subjectif, mais c’est ainsi. Dommage. Quant à « After the Rain », on reste dans le 70’s. L’intro est très bonne et fleure bon les vieux Hendrix. Mais là encore, le couplet et le refrain ne me font pas partir comme au début de l’EP. C’est bon, encore une fois, c’est hyper carré, mais c’est un peu quelconque (disons « quelconque » après ce qu’on a eu le plaisir d’entendre). Y a bien du relief dans ce morceau (on a même droit à un piano tout en douceur lors du break), des descentes et des remontées, des soli de guitare mais, à l’image de « Stray », ça ne me transporte pas autant que les quatre premiers morceaux. Je vais radoter, « Stray » et « After the Rain » sont deux bonnes chansons, ça ne se discute pas. Mais j’ai peur qu’elles ne souffrent pas la comparaison avec les premiers titres.

Au final, je considère cet EP comme une possibilité offerte à tout un chacun de découvrir un groupe qui, à défaut d’être excellent n’en reste pas moins vraiment très bon (disons qu’il ne manque vraiment pas grand-chose pour être excellent, ça se joue à rien même) et mérite largement un 8,5/10. Comment en suis-je arrivé à ma note globale ? C’est très simple : les trois premiers morceaux, en individuel, méritent amplement un 9/10 (parce que la perfection n’existe pas), « Breaking the Rules », je lui donne 8/10 et, comme dit plus haut, j’accorde un 7/10 aux deux derniers. Le son, c’est 9/10 aussi… Ça nous fait 58 points, donc une moyenne de 8,28. J’arrondis au demi point au dessus (parce qu’en plus les mecs sont sympas alors je vais l’être aussi), ça nous donne 8,5/10. Et c’est largement mérité.

Tracklist :

1. Fifteen Minutes
2. Underground
3. Perfect Motion
4. Breaking the Rules
5. Stray
6. After the Rain

Site officiel : http://www.backtracklane.com
ReverbNation : http://www.reverbnation.com/backtracklane?profile_view_source=header_icon_nav
Facebook : http://www.facebook.com/Backtrack-Lane-143002764878/
Youtube : http://www.youtube.com/user/noheadrocks

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