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Annihilator « Feast » (2013)

Le 3 août 2013 posté par Metalfreak

Line-up sur cet Album


Jeff Waters – Guitares, Basse, Chant / Dave Padden – Chant, Guitares (rhythmiques) / Mike Harshaw – Batterie

Style:

Thrash metal

Date de sortie:

23 août 2013

Label:

UDR Music

Note du SoilChroniqueur (Metalfreak) : 9/10

 

La vache !

Pour son 14e album, on ne peut pas dire que le père Waters a fait les choses à moitié avec Annihilator.
Réglé comme un coucou Suisse, le canadien, fort de ses désormais 29 ans de carrière et d’une fidélité absolue pour son projet (à part quelques live avec Savatage et des apparitions à la pelle en tant que simple guest pour des groupes aussi divers et variés que Children Of Bodom, Destruction, Defiance, Evil One, After Forever ou Dew-Scented…), revient trois ans après un réussi « Annihilator ».
Et pour ce « Feast », on peut dire qu’il a mis les petits plats dans les grands !
D’entrée, on se prend un « Deadlock » en pleine gueule qui fleure bon les premiers Slayer : riffs hyper speed, Dave Padden qui éructe sa rage tel un Tom Araya de la grande époque des trois premiers albums sur le refrain, gros son et surtout technique sans faille.
Oui, Annihilator est en pleine forme et veut clairement en découdre et ce premier titre met clairement des brûlots comme « Human insecticide » (sur « Alice in Hell ») au rang de ballade pour midinettes : chaque fan de thrash old school s’imaginera sans problème que ce titre aurait eu sa place sur « Show no mercy » ou sur « Kill’em all ».
Et le gaillard ne s’en cache pas : « il se trouve que j’avais ces vieux albums de thrash en tête lorsque je l’ai composé » (Jeff Waters dans Metallian n°78 de juillet-août 2013).
Les bases posées, on sent qu’on va s’en prendre plein les oreilles avec une telle entrée en matière.
« No way out » suit le même chemin : après une intro inquiétante quelque peu dissonante à la guitare, les riffs rapides et acérés reviennent : le titre est certes moins brutal mais pas moins intense, le refrain est imparable et donne la sensation qu’on tient là un futur (nouveau) classique du groupe qui fera incontestablement mouche en concert.
« Smear campaign » revient sur du Metallica dans une autre période, du temps de « St. Anger », en largement mieux, pour un titre encore une fois d’une speederie épileptique.
Dave Padden, qui pourrait bien figurer dans le livre Guiness des records pour avoir été le membre ayant la plus grande longévité au sein d’Annihilator (10 ans déjà…), possède LA voix qui sied le mieux au son en place.
Après une trilogie aussi efficace, on aborde une nouvelle facette de la musique de Waters avec cette basse fusion en slap façon Red Hot Chili Peppers pour un titre mélangeant funk et thrash comme a pu le faire Mordred en son temps ou Infectious Grooves. Couplets funky et refrains thrash, avec un solo furieux dont Waters a le secret, font de ce titre une curiosité sur laquelle on restera scotché.
Vient ensuite un plus « Motörheadien » « Wrapped » sur lequel Mr Danko Jones himself vient chanter : petit brûlot rock’n’roll bien speedé pour le moins efficace.

Ensuite ?
Vient le temps qu’on considérera comme le moment faible de l’album : cette ballade « Perfect angel eyes » qui n’apporte pas grand-chose et surtout qui ralentit la dynamique de « Feast ». Non que le morceau soit mauvais, mais il n’a pas sa place sur cet album et nous gâche quelque peu le plaisir. On retiendra que le titre ne dure « que » quatre minutes et demies et, ce titre en moins, laisse malgré tout trois bons quart d’heure de musique exceptionnelle.
Mais c’est après ce titre dispensable que revient le meilleur. Triptyque incroyable avec un puissant « Demon code » digne des meilleurs moments de la carrière d’Annihilator qui nous fait passer 6’20 de pure folie, suivi d’un « Fight the World » qui frôle la perfection : intro acoustique d’une minute trente avant une furie thrash incroyable avec comme point d’orgue un solo hallucinant qui font de ce titre pas moins de sept minutes de bonheur.
Et vient « One fall, two rise » et ses 8’30 pour le moins ambitieuses : plus heavy, commençant comme une ballade – on a failli craindre une suite à la ballade précédente – avant de vous balancer une accélération à vous coller au siège, alternant heavy et thrash avec des breaks bien sentis.

Avec ce « Feast », Waters et co signent pour Annihilator un excellent album qui plaira à tous les fans du groupe, du genre, et du metal en particulier. Et ne les loupez pas lors de leurs dates françaises à l’automne.

D’ores et déjà un must !

A noter en bonus, un 2e CD « Re-Kill » proposant quinze vieux titres d’Annihilator tirés de la carrière du groupe et réenregistrés par le line up actuel avec notamment l’incontournable « Alison Hell », « Never, neverland », « World salad » ou « Stonewall » (tracklist en fin de chronique).

 

 

Tracklist :

1. Deadlock
2. No Way Out
3. Smear Campaign
4. No Surrender
5. Wrapped (avec Danko Jones)
6. Perfect Angel Eyes
7. Demon Code
8. Fight the World
9. One Falls, Two Rise

• Edition limitée Digibook + CD bonus “Re-Kill” (best of rerecorded 2012)
1. Fun Palace
2. Alison Hell
3. King of the Kill
4. Never, Neverland
5. Set the World on Fire
6. Welcome To Your Death
7. No Zone
8. Bloodbath
9. 21
10. Stonewall
11. Ultra Motion
12. Time Bomb
13. Refresh the Demon
14. Word Salad
15. Brain Dance

Site officiel : http://www.annihilatormetal.com/
Myspace : http://www.myspace.com/annihilatorofficial

Facebook : http://www.facebook.com/pages/Annihilator/9614139730
Twitter : http://twitter.com/annihilatorband
Youtube : http://www.youtube.com/user/anniafan

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