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Line-up sur cet Album


Andi Deris - Chant, Guitares / Nico Martin - Guitares / Jezoar Marrero - Basse /Nasim López-Palacios - Batterie.

Style:

Hard rock / Heavy metal

Date de sortie:

Novembre 2013

Label:

Ear Music

Note du SoilChroniqueur (Erikillmister) : 7/10


Tiens, un OVNI !

A savoir un album solo du vocaliste d’Helloween. Bon ce n’est pas complètement farfelu non plus, Andi Deris – c’est de lui qu’il s’agit, au cas ou vous débarqueriez de la planète Mars ! – en avait déjà commis deux par le passé (« Come in from the Rain » et « Done by Mirrors« ) d’assez inégale valeur il faut bien dire. Pour l’accompagner, le chanteur n’a pas eu à aller chercher bien loin, c’est à Ténériffe où il réside quand il ne tourne pas avec les allemands, qu’il a recruté. Ce sont donc d’illustres inconnus (en tout cas pour moi !) qui seront chargés de faire monter la sauce.
D’emblée, le vocaliste, qui passe plutôt pour un marrant chez son groupe principal, ne l’est plus vraiment ici. Le thème de l’album tourne en effet autour de la crise économique qui agite le monde en ce moment. Sans être vraiment sombre, les compositions se veulent sérieuses. Musicalement, l’album se positionne relativement loin d’Helloween, même si de temps à autres, il y en a quelques rémanences. Ici il n’est point vraiment question de power metal, mais plutôt d’un heavy ma foi à la fois brut et rentre-dedans (« Cock« , « Banker’s Delight« …). La voix d’Andi est aussi un peu plus rauque même si elle reste reconnaissable. Il fait vraiment l’effort (trop parfois, voir « Will We Ever Change« ) de ne pas faire du Citrouille-like ! le titre single, « Don’t Listen To The Radio« , est le moment fort du disque. Tout y est parfait, des guitares acérées, au refrain entrainant, en passant par un chant très bien mené, symbolisant la parfaite alliance entre classe et professionnalisme. Il est également à noter que, même si comme je le disais un peu plus haut on n’est pas dans le registre du groupe phare d’Andi Deris, on sent quand même qu’il y a une ou deux compositions qui n’auraient point dépareillés (réarrangées à leur sauce) chez l’emblématique combo Teuton, je pense notamment à « Who Am I » et à « This Could Go On Forever« .

Quant à « I sing myself away« , la petite ballade qui figure sur l’œuvre (ben ouais, y’a une ballade, c’est Andi Deris quand même !) est assez surprenante, sonnant comme un bon vieux Mc Cartney ! Si, si, je vous assure ! Pas inécoutable, mais…un brin décalée (je vous avais dit que le monsieur savait avoir de l’humour !).

Parmi les autres titres, « Blind » et « Enamoria » sont un peu conventionnels, mais cependant réussi (comme le passage acoustique/électrique de « Blind« ). « Must be dreamin’ » est lui un peu plus aérien avec ses petits arpèges façon Randy Rhoads . Reste à parler de « The Last Days of Rain« , la seconde réussite de l’ensemble. Riffs tueurs, acérés, vocaux tombant toujours juste, d’excellents chœurs pour enrober le tout…finalement celle-là aussi aurait presque pu faire partie des productions citrouillesques !
Donc, une plutôt une bonne surprise, le disque s’écoute avec plaisir. Il ne révolutionne certes pas le petit monde du metal, mais on appréciera l’effort d’Andi Deris de se démarquer (un peu !) d’Helloween, sans pour autant se renier.

 

 

Tracklist :
1. Cock
2. Will We Ever Change
3. Banker’s Delight (DOA)
4. Blind
5. Don’t Listen To The Radio (TWOTW 1938)
6. Who Am I
7. Must Be Dreaming
8. The Last Days Of Rain
9. Enamoria 1.8
10. This Could Go On Forever
11. I Sing Myself Away

 

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