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Akiavel – Akiavel

Le 28 décembre 2018 posté par Bloodybarbie

Line-up sur cet Album


  • Auré – Vocaux
  • Jay – Basse
  • Chris – Guitare
  • JB - Guitare

Style:

Death Metal

Date de sortie:

13 Décembre 2018

Label:

Indépendant

Note du SoilChroniqueur (Antirouille) : 9,9/10

Ha, le sud… Son soleil, ses cigales, ses plages, ses barbecues, son rosé, ses… On s’en tape, en fait ! On ne va garder que le barbecue et le rosé car c’est autour de ces deux incontournables qu’est né Akiavel en région PACA. Les guitaristes Chris et JB ont quitté leur ancienne formation pour divergences musicales et, au lieu de s’en rendre malade, ont décidé de mettre sur pied un nouveau projet. Comme il leur fallait un bassiste, ils ont enivré Jay, actuellement au sein du très grand Scarlean, et l’ont mêlé au projet. Toujours avec la même méthode, ils ont choppé dans leur filet Auré, growleuse chez Indust. Bon, je brode un peu, on ne sait pas si Jay a décuité ou « comment tailler une réputation en une ligne », mais le pourquoi du comment est à chercher ici.

Connaissant mes gouts musicaux, tu vas me dire : « Encore un groupe de Death Metal ? Un de plus ? En quoi il va nous affoler celui-là? » Oui, c’est du Death Metal mais pas du tout de bonne famille, pas aseptisé et lissé à souhait, pas de celui que tu fais écouter au premier rendez-vous amoureux mais de celui qui te laissera une trace dans ton esprit et peut-être même dans ton froc, du bien charogneux et brut comme on aime. Du bon gros Death enraciné vieille école mais avec des putain de nuances qui te feront d’abord lever les sourcils, puis la tête et peut-être même autre chose si tu possèdes le nécessaire.

Avec des musiciens possédant à eux tous un CV long comme ma… mon bras, à quoi pouvions-nous nous attendre d’autre que ce que nous avons en ce moment sur les oreilles ? Du bon, du très bon, du lourd, du professionnel… Bref, le niveau est ici très haut.

Quoi de mieux pour ouvrir cet EP qu’une chatte froide et non moins ouverte… et morte ? « Cold Pussycat » est, en gros, l’histoire d’un gars qui se tape une morte. Bref, une « histoire fleurie et printanière » pour reprendre les mots de celle qui l’a écrit… D’entrée de piste, on est séduit par la douce voix suave d’Auré, capable de mettre au tapis Sabina Classen, Alissa White-Gluz ou encore Malika Sundaramurthy pour ne citer qu’elles. Hormis dans les profondeurs d’une macchabée, ce titre nous amène sur les pentes malsaines d’un Death Metal US qui voit se mêler des mélodies anxiogènes menées à grands coups de basse percutante, des ruptures remarquables et des riffs thrashy hauts en couleur aux motifs courts et acérés. On ne va pas leur raconter des histoires à Chris et à JB, ils les connaissent déjà….

Mi-juillet, nos zicos nous balançaient en exclu au détour d’une interview, un premier titre, « Rape the Limit ». Bordel, quel titre… et quelle voix ! Auré nous en propose ici un éventail des plus crasseux, allant du Death bien caverneux au Punk Harcore agressif. En chef d’orchestre, Jay plombe et ponctue quatre minutes d’un titre qui allie rapidité et pesanteur. Aux passages rapides, thrashy à souhait, à t’arracher des headbangs conformes au bon sens dans la première minute, suivront d’autres plus lents et malsains à te donner des crampes au bide. La rupture en milieu de titre et l’accélération qui s’ensuit me donnent encore la chair de poule même après une cinquantaine d’écoute.

Le dernier titre « Burn », est aussi nocif que les autres. La courte mélodie made in Sweden au tiers temps fait place à une autre bien US limite Heavy Metal fiévreux et hyper contagieuse, de celles qu’on gardera en tête pour le reste de la journée. JB et Chris nous envoient leurs salves de riffs, tantôt lourdes et pesantes façon Death vieille école, tantôt percutantes et acérées façon Thrash de la même école.

L’absence de batteur est ici pardonnée car personne jusqu’ici n’atteignait le niveau souhaité par ces possédés du détail, mais il se murmure qu’un forcené a eu le job… Il n’empêche que j’ai dû lourdement descendre la note pour sanctionner ce manque. L’album est prévu pour 2019 et s’il est dans la lignée de cet EP, vous pouvez me croire, on ne va pas s’ennuyer.

Akiavel et son EP éponyme sont déjà au sommet avec trois titres méchamment biens construits, prouvant en un quart d’heure que le registre est loin d’être épuisé.

Tracklist :

01. Cold pussycat (4:18)
02. Rape the limit (4:23)
03. Burn (5:45)

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