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Agressor – Symposium Of Rebirth (1994)

Le 20 novembre 2013 posté par celtikwar

Line-up sur cet Album


  • Alex Colin-Toquaine : chant, guitare, basse
  • Manu Ragot : guitare, basse
  • Steiphen Gwegwam : batterie
  • Joël Guigou : basse

Style:

Death Thrash Metal

Date de sortie:

24/07/1994

Label:

Black Mark Production

Note du Soilchroniqueur (Arno): 7,5/10

 

Cela fait peut-être un peu vieux con mais l’avantage des albums issus des 80’s ou des 90’s, c’est que l’on a assez de recul dessus pour pouvoir juger de leur capacité à traverser les époques, à survivre à l’évolution de nos goûts et ainsi toujours faire partie de ce que l’on écoute aujourd’hui. Quand on cherche la qualité, il ne faut pas se demander si ça vient de sortir mais depuis quand ça plaît. Une fois que l’on a ce postulat en tête, on peut sans conteste mettre Symposium Of Rebirth parmi les albums qui comptent encore.
En marge de la guerre ouverte que se livraient Loudblast et Massacra par médias interposés, il y avait Agressor, un des plus fiers représentants de la scène Death Métal française qui, dès « Barabas » impose un style à part entière fait de riffs brutaux et de passages dignes de la meilleure heroic-fantasy médiévale.
Mélangeant les aspects les plus radicaux du Death (complexité des compositions, solos torturés, vocaux gutturaux) avec des choses beaucoup plus expérimentales comme les trois adaptations des thèmes de Conan (« Theology », « Civilisation » et « Wheel Of Pain »), ou la religiosité d’un « Erga Meam Salutem », Agressor marque sa différence jusque dans la pochette signée par Druillet, une des marques de fabrique du groupe.
Avec Symposium Of Rebirth, son troisième album, Agressor n’en est plus à son coup d’essai. Il y affine et affirme son style, confirmant que la scène française comptait déjà parmi les meilleures. On navigue donc entre des morceaux plutôt courts aux riffs Thrash vraiment violents entrecoupés d’interludes qui apportent une dimension supplémentaire à la musique, très originale pour l’époque où la Fantasy n’était pas le thème privilégié du genre. Le disque s’achève sur une reprise de Terrorizer, « After World Obliteration », qui en dit long sur les ambitions d’Agressor. Depuis, on connaît la carrière sans faute de la formation d’Alex Colin-Toquaine mais l’on sait surtout que ses fondations sont solides. Très solides, voire incontournables.

 

 

1 : Barabas
2 : Rebirth
3 : Negative Zone
4 : Apocaliptic Prophecies
5 : Erga Meam Salutem
6 : Overloaded
7 : Theology
8 : Civilisation
9 : Wheel Of Pain
10 : Abhuman Dreadnought
11 : Torture
12 : Dor Firn-i-Guinar
13 : After World Obliteration

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