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Absu – Barathrum : V.I.T.R.I.O.L.

Le 26 novembre 2013 posté par celtikwar

Line-up sur cet Album


  • Shaftiel : guitare, chant
  • Daviel Athron Mysticia : guitare
  • Emperor Proscriptor Magikus : chant, batterie
  • Black Massith : clavier, sample
  • Lord Equitant Alastor : basse, effets

Style:

Black Death Metal

Date de sortie:

01/12/1993

Label:

Gothic Records

Note du Soilchroniqueur (Arno): 7/10

 

Même sans en avoir forcément écouté, tout le monde connaît Absu. Ces Américains font partie des formations qui donnent l’impression d’avoir toujours été là, traversant le temps, jamais à la mode mais toujours d’actualité. En fonction des époques, le style a évolué, tantôt plus Thrash, tantôt plus Death mais, dans l’ensemble, le groupe n’a jamais renié son amour pour le Black et les mythes Sumériens.
Barathrum V.I.T.R.I.O.L., premier album d’Absu, est un disque qui l’est, au vitriol. Rapide et nerveux, joué dans un style aussi tendu que sec, Absu se démène pour prouver qu’aux Etats-Unis aussi on sait faire du Black Métal sans copier sur les petits camarades Suédois ou Norvégiens. Mieux encore, en écoutant les chants féminins de « Descent to Acheron (Evolving into the Progression of Woe)» j’ai l’impression d’entendre, en mieux produit, le Darkthrone de Goatlord, sorti trois ans plus tard.
Si l’on met de côté les pseudonymes à la limite du ridicule, le rendu global fait dans l’efficacité sobre en tirant principalement sur unBlack Death agressif certes simple dans son exécution mais jamais simpliste et qui a le mérite de se démarquer de l’école Floridienne en n’hésitant pas à parsemer les compositions de claviers angoissants (« Fantasizing to the Third of the Pagan Vision »). Pas de mosh parts, pas de bermudas, pas de solos démonstratifs mais des riffs guerriers et des vocaux qui tirent plutôt sur le criard, rauques et instinctifs, peu nuancés mais qui collent parfaitement à l’esprit de ce disque aujourd’hui considéré comme un des grands classiques duBlackAbsu choisit d’explorer la face obscure du genre et confirme son engagement sur le sombre chemin de l’underground
Le goût des Américains pour la mythologie s’exprime certes dans son iconographie mais ils savent également lui donner musicalement vie, que ce soit par les cavalcades rythmiques épiques qui parsèment le disque ou encore au travers de pièces instrumentales où se mêlent adroitement folklore et ésotérisme (l’intro et l’outro notamment).

 

Alors que la recette pourrait avoir un fort goût de kitch, le résultat est au contraire surprenant (en bien), original, parfois même tout simplement beau, si jamais ce qualificatif a du sens lorsqu’on parle de Black Death. Sans parler de crise mystique ou de délire New Age, la formation marie donc avec talent la férocité du métal à des ambiances ritualistes, permettant ainsi à Barathrum V.I.T.R.I.O.L.de se démarquer nettement de la concurrence déjà forte à l’époque.

 

 

 

1 : An Involution of Thorns
2 : Descent to Acheron (Evolving into the Progression of Woe)
3 : An Equinox of Fathomtless Disheartenment
4 : The Thrice is Greatest to Ninnigal
5 : The Infinite and Profane Thrones
6 : Fantasizing to the Third of the Pagan Vision (Quoth the Sky, Nevermore Act II)
7 : An Evolution of Horns

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