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Line-up sur cet Album


P.K. : guitare, clavier
T.T. : guitare, batterie
A.R. : chant

Style:

Black Metal

Date de sortie:

18 janvier 2010

Label:

End All Life Productions

Note du Soilchroniqueur (Arno) : 9/10


À l’origine, Abigor devait sortir un split avec les Français de Blacklodge sur la thématique du temps. Au final, le processus créatif de chacun ayant quelque peu débordé le cadre initialement prévu, ce sont deux albums distincts qui sont sortis, mais qui nécessitent tout de même d’être écoutés ensemble (enfin, l’un après l’autre) afin de pleinement saisir les enjeux artistiques de ce projet : Time Is The Suphur In The Veins Of The Saint pour Abigor et T/ME [3rd Level Initiation = Chamber of Downfall] pour Blacklodge.
Vous l’aurez compris sans même écouter une seule note, Abigor poursuit son chemin métaphysique et l’heure n’est décidément pas à un retour au bon vieux Black à l’ancienne. Abigor et Blacklodge sont-ils devenus les frères Bogdanoff du métal ? Angoissante question, certes, à laquelle je vous laisse seul juge de répondre. Parce que musicalement, il n’y a pas à dire, tout tient terriblement la route.
Avec deux titres au compteur d’environ vingt minutes chacun, on aurait pu craindre d’avoir définitivement perdu Abigor dans le grand n’importe quoi de l’espace temps. Il n’en est rien. Cela en est même effrayant d’entendre à quel point P.K. et T.T. parviennent à systématiquement hausser leur niveau pour au final engendrer ce qui est certainement une des pierres angulaires de la musique extrême pour cette dernière décennie. Dire que, dans ce challenge un peu fou, ils tirent la couverture à eux serait excessif, car l’album de Blacklodge est également excellent, mais le choix de composer deux aussi longues pièces attire indéniablement l’attention sur eux.
Time Is The Suphur In The Veins Of The Saint débute par le son d’une horloge. Les secondes qui s’égrainent sont votre dernière chance d’arrêter la lecture, car sitôt que les premières notes de la première partie auront jailli de vos enceintes, il sera trop tard : vous devrez plonger avec Abigor dans les méandres d’un Black futuriste et expérimental d’une densité rare et à l’originalité sans faille. Les puristes pourront toujours hurler à l’hérésie et dire qu’Abigor ne joue plus du Black, il demeure que les Autrichiens sont la seule figure de proue valable dans un genre qui a vite fait de devenir assommant.
Si l’on retrouve bon nombre des éléments fondateurs de Fractal Possession, tout y est amené à un niveau supérieur. P.K. exploite à fond la musique industrielle pour densifier son propos, la basse a enfin le traitement qu’elle mérite et A.R. utilise toute sa palette vocale pour s’adapter aux très nombreuses atmosphères qui constituent le disque. L’auditeur navigue dans l’inconnu, chaque minute le déstabilise davantage et je ne peux que comparer ce disque aux concepts albums des groupes de Rock Progressif des années 70, le satanisme en plus. On y retrouve cette même ambition, cette volonté de dépasser les canevas habituels de la musique pour offrir quelque chose de neuf.
Time Is The Suphur In The Veins Of The Saint tient de l’expérience sonore, du génie défiguré.

Tracklist :
1 : Part I
2 : Part II

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